Prévenir le burn-out et en guérir

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Photo : moodboard

Bonjour à tous,

Tout le monde a déjà entendu parler du burn-out. Dans les médias, par la médecine du travail, par des proches qui en ont été victimes, ou pire, vous avez été touché directement. Moi, la première fois que j’ai été confronté à ce mot, j’étais en poste en tant que directeur et je traitais un marché pour l’achat du remplacement de toutes les gondoles du magasin (oubliez Venise les gondoles sont les rayonnages que vous voyez en magasin lorsque vous faites vos courses, c’est moins romantique Clignement d'œil). Bref un marché à 500 000 euros. Tout se passe bien avec le commercial, négociation tendue mais pro. Je sentais tout de même mon interlocuteur un peu tendu, hyper speed, mais je me suis dit que c’était sans doute sa personnalité. Une fois le contrat signé, plus de signe de vie. Je n’arrivais plus à le joindre. Je contacte le siège de sa boite et ils me disent qu’ils ne savent pas se qu’il a mais qu’il sera absent pour un moment. Je suis étonné de leur réponse et en creusant, je comprend qu’il a été victime d’un burn-out.

Et plus récemment, c’est un de mes meilleurs amis, dont je n’arrivais pas à avoir de nouvelles, qui m’a appris par la suite qu’il avait fait un burn-out !!!

Je me suis donc documenté, fait des recherches sur ce phénomène et j’ai lu un excellent article dans le magazine “management”, et je vous propose de vous en livrer l’essentiel.

Tout d’abord, il est important de pouvoir reconnaitre les signes d’un éventuel burn-out.

Voici les 4 phases d’un burn-out :

La phase d’alarme

 

Le surmenage

Après une longue période d’hyperactivité, allant souvent de pair au départ avec un réel plaisir à accomplir ses tâches, commence le stade de la surchauffe.

La grosse fatigue

Le stress devient chronique,. Au-delà de six mois d’affilée, il finit par épuiser le corps, avec des répercussions physiques et psychiques.

Les premiers symptômes

Maux de tête, de dos, irritabilité, troubles visuels, à ce stade, ces signaux d’alerte, non spécifiques d’une pathologie précise, sont rarement reliés à un possible burn-out

La phase de résistance

 

L’engrenage

Fatigué et par conséquent moins efficace, le salarié redouble d’efforts plutôt que de demander de l’aide à l’extérieur. Il entre dans un cycle d’acharnement et de travail compulsif.

La désocialisation

Vacances, week-end, soirées : le travail occupe une place toujours plus grande. La sphère familiale est peu à peu délaissée, ainsi que les activités sociales et amicales.

L’isolement

Malgré tous ces signes qui devraient l’alarmer, la personne s’enferme dans l’isolement et le déni. A ce stade, seuls ses proches sont généralement en mesure de donner l’alerte.

La phase de rupture

 

La désillusion

Le plaisir s’efface et le corps atteint ses limites. Le travail s’en ressent et les efforts sont de moins en moins reconnus. Fatigué et déçu, le sujet commence à perdre espoir. L’anxiété grandit et l’estime de soi diminue.

Les troubles

Les insomnies deviennent chroniques, et d’autres pathologies apparaissent : hypertension, eczéma, infections…la dérive devient visible car le comportement change : emportement, cynisme…

Les expédients

Pour tenir coute que coute, certains se tournent alors vers les substances chimiques : des somnifères pour dormir, des tranquillisants et des excitants pour mener à bien leurs activités quotidiennes…

La phase de burn-out

 

L’effondrement

Le long processus s’achève. Epuisé sur les plans émotionnel, physique et psychique, la victime craque. Ayant brulé toutes ses réserves, elle n’est plus capable de travailler.

La maladie

Crise de panique, atonie…ou, pis, accident cérébral ou cardiaque. Certains plongent dans la dépression, d’autres deviennent violents. Prudence ! Des clients, des collègues peuvent en faire les frais.

Le traitement

Un arrêt de travail avec suivi médical et psychologique aidera à retrouver un équilibre. Mais il pourra rester des traces indélébiles comme une fragilité plus importante au stress.

 

Bon, voilà un programme qui n’est pas très réjouissant. C’est pourquoi il vaut mieux prévenir que guérir. Plus facile à dire qu’à faire me lancerez-vous. C’est vrai !!

Afin de prévenir, voici 10 points clés qui peuvent vous alerter et vous faire prendre conscience que vous risquez  potentiellement de faire un burn-out :

  1. le matin quand vous vous levez, vous sentez-vous encore fatigué ?
  2. avez-vous des difficultés à vous concentrer dans la journée ou mettez-vous plus de temps pour faire les mêmes tâches ?
  3. vous sentez vous de plus en plus irritable ou agacé ?
  4. les situations du quotidien vous semblent-elles de plus en plus insurmontables ?
  5. vous sentez-vous frustré par votre travail ou pas assez reconnu ?
  6. vous sentez-vous en situation d’échec ou vous considérez-vous comme une personne sans grande valeur ?
  7. avez-vous du mal à prendre soin de vous (plus envie de vous raser, de vous habiller…) ?
  8. avez-vous du mal à être attentif à vos proches et à vos collègues ?
  9. avez-vous du mal à sourire ou à rire ?
  10. avez-vous envie de partir très loin, de ne plus voir personne et de ne plus avoir de pressions ou de responsabilités ?

Si vous avez répondu oui à la plupart de ces questions consultez votre médecin !!

Et voici 5 indicateurs à surveiller.

  1. Les horaires. Arrivées au bureau trop précoces, départs tardifs, dossiers emportés à la maison le week-end, congés non pris…
  2. Les délais sans cesse repoussés et dépassés, souvent associés à des excuses de santé : fort degré de fatigue, mal de dos, mal de ventre…
  3. L’humeur. Irritabilité ou cynisme, ponctué par des phrases désabusées comme “ça ne sert à rien”. Pleurs ou colères incontrôlées.
  4. Le repli sur soi. Raréfaction des déjeunés ou des pauses-café avec les collègues. Evitement du travail avec les autres.
  5. L’absentéisme. Arrêts maladie court mais à répétition et de plus en plus rapprochés. Arrêts longs qui se multiplient.

Voici donc tous les conseils pour repérer que vous risquez le burn-out. Mais surtout ce message s’adresse à tous les managers. Vous devez vraiment être attentif à vos collaborateurs et détecter tous ces maux pour leurs éviter de tomber dans le piège. Et vous l’aurez compris, il vaut mieux ne pas avoir à constater tous ces facteurs qui démontreraient que vous êtes déjà dans un processus à risque.

Je pense que pour prévenir le burn-out, il faut déjà ne pas prendre à la légère le fait que cela puisse vous arriver et être attentif à ceux que vous connaissez qui l’aurait déjà subi. Etre conscient que cela peut arriver à tout le monde, c’est déjà être en alerte et être en capacité de prendre du recul, quand tout va bien, pour éviter la surchauffe.

Dites-vous bien que si vous ne le faites pas en pleine conscience, votre corps dira stop d’une manière ou d’une autre, avec un résultat bien plus difficile à gérer (Mauvaise estime de soi, problème d’image vis à vis des autres, rupture familiale, manque de confiance…).

Donc, même si je le sais, il y a des moments dans notre vie professionnelle qui peuvent être compliqués, n’hésitez pas à dire stop. Parlez en à votre supérieur hiérarchique, prenez vos congés. Bref, concilier vie privée et vie professionnelle. Vous n’en serez que plus efficace.

Et si malheureusement, vous êtes dans une phase de burn-out, faites vous aider. Faites la démarche d’être suivi par un médecin ,un psychologue. Cela mets du temps à guérir, mais vous devez vous faire aider. Une coupure avec votre travail sera nécessaire. Et n’essayez pas de reprendre trop vite. Peut être sera t-il nécessaire de changer de travail, d’entreprise, mais ce n’est pas grave. Prenez le bon coté des choses. Un nouveau départ, une nouvelle vie, de nouvelles rencontres. Et surtout vous pourrez sortir plus fort de cette aventure. Vous vous connaitrez mieux que jamais car vous saurez où sont vos limites.

 

Voila, j’espère que cet article vous a plu. N’hésitez pas à commenter.

 

Bon management.

 

Mickael.

HORSE COACHING : la vérité à l’état brute

cheval 

 

photo de Rory Turnbull / EyeEm

Pour diriger une entreprise, des équipes, quoi de plus important que de connaitre les gens avec qui nous travaillons. Quelle est leurs psychologies, individuelles et collectives? Quelles sont leurs comportements devant telles ou telles situations ? Comment puis-je les faire progresser ? Toutes ces questions doivent être en permanence ancrées dans nos têtes pour ne pas perdre de vue que vos équipes sont la richesse de votre entreprise. Mais il y a pourtant quelque chose de plus important que cela :

SAVEZ-VOUS QUI VOUS ÊTES ?

Et oui, car avant de pouvoir prétendre diriger et comprendre les autres, il faut déjà avoir appris à se connaitre. Le vrai moi. Il ne suffit pas d’affirmer qui je suis, par la parole, par mes expériences, par ce que je souhaite dégager. Non, il faut savoir, au fond de soi, quelle est notre vrai personnalité, se mettre à nu, pour soi-même. Connaitre ses failles, ses forces.

Je vais vous raconter une expérience que j’ai vécue il y a quelques années. Je participais à un séminaire de directeur et nous avions deux ateliers de travail. Ces ateliers devaient nous permettre de nous révéler au travers d’activités totalement étrangère à la nôtre : la musique et le cheval. Notre groupe d’une trentaine de personnes a été scindé en deux. Un groupe pour la musique, l’autre pour le cheval. Et j’ai fait partie du groupe…musique ! je rageais intérieurement car je sentais que je serai plus en adéquation avec le groupe cheval mais bon, j’ai fait bonne figure et finalement, j’ai passé un bon moment et appris également beaucoup de chose avec le groupe musique. Mais je ne cessai de repenser à cet atelier cheval dont le thème était : faire faire à un cheval ce que l’on veut sans le toucher, sans lui parler !! Avouez que cette promesse était plutôt alléchante, non.

Aussitôt rentré, je parle du séminaire à mon patron et je lui dis que je souhaiterai faire un stage de horse coaching. Je lui explique le principe et il me dit pas de soucis, tu contactes la boite de formation et tu t’inscrits. J’étais aux anges. Je me voyais déjà en Robert REDFORD dans l’homme qui murmurait à l’oreille des chevaux !

Mais qu’est-ce que le HORSE COACHING. Cette méthode permet de confronter les hommes à eux-mêmes. Véritable expert en communication non-verbale, le cheval donne une réponse immédiate à nos comportements dans l’exercice de l’autorité. Il nous interpelle et nous apporte un regard nouveau sur les rapports entre humains. En fait, le cheval ne triche pas, et on ne peut pas tricher avec lui. Toutes nos attitudes, nos actions sont prises pour ce qu’elles sont et le cheval y apporte une réponse qui est le reflet de ce qu’on lui demande. Quoi de mieux pour apprendre à se connaitre.

Donc voici comment s’est déroulée cette formation. Nous avons eu un temps d’échange, et le formateur nous a présenté le concept. Il nous a expliqué le comportement animal, on nous disant que le cheval était le partenaire idéal pour cet exercice, car bien que domestiqué, il reste très attentif à son environnement et son instinct sauvage le fait réagir très vite à celui-ci. Une fois toutes ces explications données, nous voilà parti pour la pratique.

L’exercice se déroule dans un manège, et voici comment il se déroule. Je me retrouve au centre du manège, avec une grande longe à la main. Le consultant fait entrer un cheval dans le manège et m’explique ce que je dois faire. Je dois rester au centre, ce qui représente mon territoire de manager. Je dois maintenir le cheval le plus à l’extérieur possible du manège, ce qui représente son territoire. Et avec ma longe, sans le toucher, sans lui parler, je dois le faire d’abord aller au pas, puis au trot, et enfin au galop, dans un sens, puis dans l’autre sens. Les difficultés sont multiples, car seules mes attitudes comptent. Car le but ultime est de lui faire faire ce que je veux et qu’il le fasse non pas parce qu’il se sent contraint de le faire, mais parce qu’il y prend du plaisir. Pour cela, il faut que je sois suffisamment présent pour qu’il sente que j’ai l’autorité nécessaire, mais que je ne sois pas non plus toujours sur son dos. Au début, il teste, si je lui tourne le dos, il resserre son cercle et se rapproche de mon territoire, je dois le recadrer aussitôt. Après quelques tests, il se rend compte que c’est moi qui décide de sa place à tenir et respecte mon territoire comme moi je respecte le sien. Tout comme les changements de direction. Il faut être précis, le faire au bon moment et lui montrer que vous savez exactement ce que vous voulez obtenir de lui, sans hésitations. Sinon, c’est lui qui prend le contrôle sur vous.

Et pour que le doute ou le hasard ne soit pas permis, nous faisons l’exercice avec d’autres chevaux, qui ont chacun leur personnalité. Et par exemple un cheval avec qui tout c’est bien passé avec moi à fait l’exercice avec un autre stagiaire et il réagissait totalement différemment.

Cette formation est vraiment passionnante, très révélatrice. Je suis reparti avec mille questions en tête. Comment transposer tout ceci avec mes équipes, comment travailler sur moi ? Et la réponse la plus évidente m’a été révélée : CE QUE JE SUIS PARLE PLUS QUE CE QUE JE DIS.

Forcément, mes équipes entendent mes discours, mais ce que je dégage physiquement n’est-il pas plus important, est ce que je suis sincère ? Mon discours est-il cohérent avec mon attitude ? Et surtout, je me suis rendu compte que je devais, je voulais que mes équipes travaillent pour moi non pas parce qu’elles y étaient obligées, mais parce qu’elles en avaient envies. Et je pense que c’est ce que l’on doit retenir de cette formation.

Allez un peu de pub parce qu’il le mérite. J’ai suivi cette formation avec le cabinet psynergie.

Ce cabinet est dirigé par Gérard BAGLIN clip_image001

.

Je l’ai vraiment trouvé formidable, très pédagogique, innovant, et je vous le recommande vraiment. En bonus je vous mets le lien de la vidéo de la formation que j’ai suivi.

https://www.youtube.com/watch?v=ic0p0cTonNI&feature=player_embedded

Voilà, j’espère que cet article vous a plu et n’hésitez pas à me mettre vos commentaires.

Bon management et A+

Mickael.

LEAN MANAGEMENT : miracle économique, désillusion salariale

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photo de flying colors

 

Bonjour à toutes et à tous !

Le LEAN management. La première fois que j’ai entendu ce terme, je me suis dit qu’est-ce que c’est ! Et je suis tombé par hasard sur un documentaire diffusé sur Canal+ expliquant (plutôt à charges) les effets et méfaits du LEAN management. J’ai donc cherché et étudié ce système de pensée et je vous livre aujourd’hui mon analyse.

Cette  méthode de management créée aux Japon mais développée aux états unis a pour objectifs de changer le monde du travail. Elle permettrait de rendre les salariés heureux et plus productifs. La bible du LEAN a pour titre « le système qui va changer le monde », écrit en 1990 par Daniel T JONES, chercheur au M.I.T., prestigieuse université des hautes technologies américaine. L’idée du LEAN lui est venu au JAPON, chez TOYOTA. Dans les années 80, le groupe expérimente une nouvelle méthode de travail basée sur la participation des salariés : le KAISEN. Et sur la chasse aux temps morts : les MUDA. Une organisation qui a permis à TOYOTA de devenir numéro 1 mondial de l’automobile en quelques années.

Mais cotés salariés, elle commence à être dénoncée car vue comme étant la source d’une surcharge de travail, de mal être, de harcèlements et serait responsable de certains cas de suicides chez France télécom ou la poste.

Les patrons adorent, et de plus en plus de grandes entreprises françaises adoptent le LEAN. Elles incitent leurs cadres à se former. Identifier les problèmes tous ensembles, proposer des solutions et les mettre en application sont le fondement du LEAN.

Mais alors qu’est ce qui coince ! D’un côté la promesse d’un monde meilleur, avec des salariés épanouis et des patrons voyant des gains de productions époustouflants, mais au regard de ce que j’ai pu lire ou voir, le soufflet retombe bien vite pour les salariés, et seule une meilleure productivité semble satisfaire les patrons.

Et pourtant, lorsque je regarde de plus près le système LEAN, tout me semble en effet propice à ce que tout le monde soit satisfait. Un système donnant donnant qui permet en effet aux salariés d’être vraiment impliqués, et des patrons satisfaits de voir les bénéfices augmentés.

Peut-être alors qu’en France, le LEAN n’est pas utilisé à bon escient et que les patrons ne voient que le cotés productivités. Car il semblerait que le système soit en effet perverti. Les salariés accueillent généralement bien ces nouvelles dispositions. Ils sont au cœur de l’action, étudient  les disfonctionnements de leurs postes et apportent des solutions et les mettent en œuvres. Quoi de plus gratifiants. Mais les patrons, qui ne voient que le cotés financier, profitent de ces gains de productivités pour augmenter les pressions de cadences, et engageraient des plans sociaux sous couvert de rester compétitifs. Au final, les salariés, qui sont eux-mêmes à l’origine de ces changements puisque ce sont eux qui ont réfléchis sur les anomalies, et mis en place les solutions, ont les plus grandes difficultés à les dénoncés par la suite. Nous en arrivons alors à des situations  inextricables. La rationalisation à outrance des postes provoquerait une forte augmentation des TMS (troubles musculosquelettiques), un accroissement des dépressions, des cas de stress, des Burns out, et jusqu’au plus tragique, une forte augmentation des suicides dans les entreprises concernées.

Aujourd’hui tout le monde se défend et la corrélation LEAN/Troubles n’est pas formellement établie. Mais avouez que c’est une drôle de coïncidence.

Cependant, je suis persuadé que le LEAN peut être un excellent système de progression sociale. Et qu’un juste milieu doit être trouvé. Je pense tout d’abord que le LEAN ne doit pas répondre à des soucis conjoncturels. Certains patrons doivent en effet voir dans le LEAN une solution miracle et s’y engouffrer en oubliant totalement le côté humain de leur entreprise. Ce type de démarche doit se faire dans le temps, sans précipitations et avec tous les acteurs. Avec d’un côté, toutes les analyses sur le gaspillage (temps, stock, process etc) et d’un autre mettre des gardes fous en s’octroyant les conseils de cabinets extérieurs pour l’analyse des risques psychosociaux et les TMS. Ainsi le système vertueux du LEAN serait respecté en tant que philosophie d’amélioration continue de l’entreprise, et ce à tous les échelons.

Bon management à tous et à +

Mickael

Réunion : plaisir ou nécessaire calvaire !

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photo de  Andresr

 

Bonjour à toutes et à tous !

Nous l’avons vu précédemment, parmi les indispensables outils de communications dont disposent les managers, il y a les fameuses réunions ! Oui, impossible d’y échapper, au risque que ce soit votre équipe qui vous échappeclip_image001.

Alors le premier conseil que je vous donne est de fixer vos réunions toujours le même jour, même heure et même cadence (une fois semaine est l’idéale). Comme ça, votre rendez-vous est pris, votre équipe le sait et tout le monde peut s’organiser et être disponible.

Mais pourquoi ces réunions d’informations, briefing, ou autres semblent toujours poser des difficultés aux managers, qui je l’ai souvent constaté trouvent toujours une bonne excuse pour ne pas les faire, ou les bâclent, ou, à voir l’œil goguenard des participants, la paupière lourde et des mouvements de tête non maitrisés trahissant une épidémie de narcolepsie collective,  ferait mieux de se reconvertir dans la sophrologie!! clip_image002. En fait, les raisons, ou plutôt mauvaises raisons, sont multiples, souvent irrationnelles et contre productives. Ils y a ceux qui ne voient pas l’intérêt de faire des réunions, que c’est une perte de temps, que ça n’intéressent pas ses collaborateurs. D’autres, qui trouvent toujours une bonne excuse pour les reporter, qui sont toujours débordés et donnent leur priorité à d’autres tâches. Et il y a ceux qui font des réunions mais qui ne sont pas du tout à l’aise dans cet exercice, qui choisissent mal les contenus ou du moins qui ne savent pas les rendre attractifs et qui donc ennuient leur public et finissent eux-mêmes par s’ennuyer et détester encore plus faire ces réunions.

Ecoutez-moi bien. Enfin lisez-moi bien. Dites-vous que pour être au minimum un bon manager et si vous voulez réellement avancer professionnellement, vous n’avez pas le choix, vous devez faire des réunions!!. Vos collaborateurs attendent cela. C’est aussi un levier de valorisation pour eux. Plutôt que d’être informé comme ça entre 2 portes, en 2 minutes et souvent de manière incomplète, ils sont conviés à une réunion !! C’est leur donner de l’importance!!. Imaginez que vous même ne soyez jamais convié à une réunion de la part de votre supérieur, ou de votre patron. Imaginez la frustration! Et du coup l’impression de ne pas être important dans votre travail, vous vous sentirez dévalorisé. Et bien c’est exactement le même mécanisme pour votre équipe.  

Donc comme vous n’avez pas le choix, voici les clés pour prendre plaisir à faire des réunions et que vos collaborateurs prennent plaisir à y participer. Car l’un ne peut aller sans l’autre.

1. faire un ordre du jour détaillé et remis à chacun de vos collaborateurs.

2. Bien préparer sa réunion

3. utiliser plusieurs supports pour la rendre vivante

4. utiliser l’humour

5. avoir les bonnes attitudes et la bonne gestuelle

6. demander à un collaborateur différent à chaque réunion de préparer un sujet de son choix à aborder

7. questions/réponses

8. compte rendu

Pourquoi faire un ordre du jour ? Et bien tout simplement car vos collaborateurs doivent savoir ce que va contenir la réunion. Ainsi, ils pourront eux même réfléchir aux sujets abordés et ainsi il pourra y avoir plus d’échanges et ce sera plus vivant.

Ensuite, vous devez vraiment bien préparer votre réunion. Vos collaborateurs doivent sentir que vous maitrisez bien les sujets abordés. Cela va vous aidez si vous n’êtes pas à l’aise à être plus fluide. C’est  rassurant. Variez les sujets, avec ou sans transitions. Par exemple moi je traitais d’abord les chiffres (passés, à venir). Ensuite j’abordais les sujets liés à l’entreprise (projets en cours, projets à venir, les nouveaux arrivants) et ce qui en découlait pour mon service. Et je cherchais des sujets d’actualités liés à notre profession, pour élargir le champ de vision (nouvelles lois, innovations, initiatives…). 

Pour rendre une réunion vivante et intéressante, variez les plaisirs en adoptant plusieurs supports (bien sûr l’oral, mais aussi l’image en utilisant un vidéo projecteur, PowerPoint, des vidéos etc). Il n’y a rien de plus déprimant que d’avoir quelqu’un qui énumère de manière laconique un texte, sans interactions ni changement de rythme. Moi je demandais systématiquement aux gens d’intervenir, de réagir au fur et à mesure de l’intervention. Comme une discussion. Ainsi, pas trop de formalisme et vos collaborateurs se sentent plus à l’aise et prêts à vous dire des choses.

Alors toujours pareil, ce n’est pas parce que vous dirigez une réunion que ça doit être pesant, que vous tiriez une tête de six pieds de long. Pour intéresser votre auditoire, vous pouvez aussi utiliser l’humour. C’est une excellente arme pour faire passer des messages. Mais utiliser l’humour ne veux pas dire que tout doit être tourné au dérisoire. N’oubliez pas que vous êtes là pour faire passer des messages, être fédérateur. Mais vous pouvez, et vous devez faire passer ces messages de manière forte. Si vous devez passer un coup de gueule, et bien faite le. Mais surtout, n’utilisez pas vos réunion uniquement pour cela. Rien de tel pour saper le moral de tout le monde. Vous devez le faire, mais rien ne vous empêche de mettre un trait d’humour sur le sujet suivant. Ainsi vos collaborateurs verront que vous savez faire la part des choses.

Je le disais plus haut, ayez les bonnes attitudes et gestuelles. Vous ne devez pas lire systématiquement tout ce que vous dites. Ce n’est pas dynamique. Je vous incite fortement à ne pas écrire l’intégralité de votre réunion. N’écrivez que les grandes lignes. Pour le reste, cela doit paraitre naturel et improvisé. Vous menez une conversation. N’hésitez pas à vous lever, parler avec les mains, et regardez votre auditoire, chaque personne.

Pour faire en sorte que chacun se sente concerné, confiez à tour de rôle à vos collaborateurs d’aborder un sujet de son choix, lié à son activité bien sûr (pas sur sa partie de pêche ou sur le dernier match de foot clip_image003). Ça peut être sur une méthode qu’il a mise en place, une organisation différente etc. Ainsi, il devient lui-même acteur de la réunion et, même si au départ cet exercice va les rebuter, je peux vous assurer qu’après, ils ne pourront plus s’en passer.

Pour la fin de la réunion, on passe bien sûr au traditionnel questions/réponses. Alors ce moment peut être très bref, car en général personne n’a de questions à poser. Ce que je vous conseille, c’est d’inscrire à l’ordre du jour que le chapitre questions/réponses n’est pas optionnel et que chacun doit poser une question. Comme ça, ils seront obligés d’y réfléchir. Au début, tout le monde fera un peu de résistance, mais vous verrez qu’ils y prendront gout.

Une fois la réunion terminée, faite dans la foulé un compte rendu. Vous en remettez un exemplaire à chaque collaborateur et un à votre supérieur. Vos collaborateurs voient ainsi que ce qui se dit est consigné et acté. Votre supérieur sait ce qui se dit et c’est une marque de votre implication. Encore une fois, vous lui évitez de se poser des questions et tout le monde est gagnant.

Voilà. J’espère que cet article vous a plu. N’hésitez pas à me laisser des commentaires ou des suggestions. Je vous répondrais avec plaisir.

 

Bon management et a+

 

Mickael

Cinq principes pour travailler votre charisme

 

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Etre observateur et savoir communiquer sont les deux clés du charisme. Des domaines où chacun peut progresser. Mais souvent nous observons que beaucoup de manager en manque ! Ils sont pourtant techniquement performants, ont une multitudes de qualités, mais ils leur manquent ce petit plus qui fait toute la différence. Voici les 5 principes que je vous propose pour travailler votre charisme car oui, çà se travaille Sourire.

 

1. Proposer un projet

  • En tant que manager on vous demande d’entrainer avec vous une équipe, c’est à dire d’avoir du charisme dans le sens de leadership. L’essentiel du charisme, c’est de savoir donner du sens, dans la double acceptation du terme : la direction (vers quoi je vais entrainer mon équipe) et le contenu (comment et avec quoi). Pour cela il faut avoir la vision de l’action que l’on veut mener et dans laquelle l’équipe peut s’inscrire. Avant de vous lancer, prenez le temps de réfléchir à ce que vous voulez faire et vérifiez si c’est en phase avec votre entreprise, puis écrivez le clairement.

 

2. Apprendre à l’exprimer

  • Il faut savoir formaliser le but que l’on souhaite atteindre et le communiquer aussi bien en face à face que devant toute son équipe. Bref, il faut manifester son implication personnelle, savoir sourire, parler avec les mains, s’exprimer clairement. Lorsque l’on dit qu’il faut savoir maitriser ses émotions, cela ne signifie pas les contenir et les empêcher. Il s’agit de savoir les utiliser. Il faut être naturel et cohérent.

 

3. Regarder autour de soi

  • Pour évaluer son potentiel de charisme, il est toujours enrichissant de regarder comment on se comporte dans son intimité. Les questions à se poser sont simples : suis-je un leader charismatique avec mes amis ? avec mes enfants ? Si oui, vous pouvez alors chercher à transposer dans l’univers professionnel certaines attitudes que vous adoptez sans difficulté dans le cadre privé. De même, vous pouvez vous appuyer sur des modèles qui vous environnent au travail. Bref, il faut savoir être curieux, s’intéresser aux autres. Ceux qui réussissent le mieux ont en général un fond humaniste et ne considèrent pas les salariés seulement comme une force de travail.

 

4. Accepter la perception des autres

  • Il faut réussir à accepter la perception que les autres ont de soi-même. Soyez donc attentif aux réactions de vos collaborateurs et adaptez votre comportement en conséquence. N’hésitez pas à leur poser des questions, quitte à risquer d’apprendre ce qu’ils pensent vraiment. N’ayez pas peur, non plus, de revenir sur les petits incidents et cherchez à comprendre les réactions. Le charisme se construit également dans la perception que vous pouvez avoir des détails et le niveau d’attention que vous offrez à vos collaborateurs.

 

5. Inspirez confiance

  • Si vous avez une vision claire de l’avenir de votre centre de profit, que vous savez l’exprimer et que vous vous montrez curieux envers les autres et vous-même, vous aurez acquis une certaine confiance en vous, permettant ainsi de gagner celle des autres. Cela ne signifie pas pour autant que vous devez vous entêter dans des certitudes et nier toute inquiétude. Quelqu’un qui a du charisme sait aussi dire qu’il a des doutes, des incertitudes, des peurs, des envies, des désirs… Le manager charismatique sait aussi être humain en ne s’enfermant pas dans l’image d’un chef qui prend tout sur lui : il rassure et sait s’exposer !

 

Voilà, retenez bien ces cinq points car dans votre quête de progrès, d’ascension vers de plus grandes responsabilités, être un leader charismatique me semble être une clé essentielle pour  se différencier des bons managers et devenir un excellent manager.

Bon management et A+

 

Mickael.

Prise de poste : comment mener un entretien individuel

 

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photo de epicantus

 

Comme nous l’avons vu dans l’article précédent, vous devez réunir individuellement les membres de votre équipe très rapidement, idéalement la semaine de votre arrivée. Je vais vous expliquer comment mener efficacement cet entretien pour que vous puissiez en tirer le meilleur et bien commencer votre prise de poste.

Voici les sujets que vous pouvez aborder :

  • Présentez-vous et demandez-lui de se présenter succinctement.
  • Expliquez pourquoi vous faites cet entretien individuel
  • Depuis combien de temps travail-t-il pour la société ?
  • En quoi consiste exactement son poste ?
  • Quelles sont ses autres expériences professionnelles (pour qui a-il travaillé, quel était son poste) ?
  • Quel est son parcours scolaire ?
  • A-il des hobbies ?
  • Quelle est sa situation familiale, que fait son ou sa conjointe ?
  • A-il des enfants ?
  • Comment perçoit-il l’entreprise ?
  • Quelles sont ses ambitions professionnelles ?
  • A-il bénéficié de formation interne ?
  • Déterminez s’il a besoin de formations, selon lui ?
  • Quels sont selon lui les axes d’améliorations de son poste ?
  • A-il besoin de matériels, ou d’autres besoins spécifiques à son poste ?
  • Dites-lui ce que vous attendez de votre équipe et votre façon de fonctionner.
  • Demandez-lui ce qu’il attend d’un manager ?

Toutes ces questions sont très importantes. Elles vont vous permettre de mieux connaitre très rapidement chaque membre de votre équipe. Veillez à bien prendre en note dans le détail ce que votre collaborateur vous dit. Bien sûr je pense que vous voyez l’utilité de poser des questions liées directement au travail de votre collaborateur, mais je pense qu’il faut également s’intéresser à sa famille, ses passions s’il en a. Voyons dans le détail les raisons de chaque question et ce que vous pouvez en tirer.

 

Présentation succincte

Le fait de se présenter brièvement permet d’aborder l’entretien simplement et de partir sur une base d’égalité. Et se présenter en premier permet de pouvoir détendre l’atmosphère car beaucoup de personnes sont très impressionnées par les entretiens individuels, surtout auprès d’un tout nouveau responsable. Vous ne vous connaissez pas et c’est à vous de faciliter le dialogue et il est de votre responsabilité de mettre votre interlocuteur à l’aise.

 

Pourquoi cet entretien

Les choses les plus évidentes pour vous ne le sont pas forcément pour les autres. Retenez toujours cette petite phrase ! D’où la nécessité d’expliquer à vos collaborateurs pourquoi vous faites cet entretien. Ainsi, les choses sont claires pour eux dès le départ et vous pouvez commencer à installer une relation de confiance.

 

Ancienneté dans l’entreprise

Cela permet de savoir son parcours, et si ce collaborateur est autonome, par exemple.

 

Son poste

Vous devez vous intéresser au poste de chaque collaborateur. Depuis combien de temps il est à ce poste. Laissez le parler pour vous permettre de vous faire une idée de ce qu’il maitrise, et ce qu’il ne maitrise pas par rapport à ce que vous attendez de lui. Ainsi vous pourrez déterminer vers quel axe de progression l’amener.

 

Autres expériences professionnelles

Vous devez savoir si vos collaborateurs ont eu d’autres expériences professionnelles. Ainsi vous découvrirez peut être des compétences que vous pourrez utiliser ultérieurement. Ou bien l’orienter sur un autre poste dans l’entreprise si ces autres compétences peuvent correspondre à des besoins. Souvenez-vous que l’on dispose souvent dans ses équipes des hommes et des femmes d’expériences qui peuvent évoluer au sein de l’entreprise et ainsi pourvoir des postes sans avoir à recruter. Ce qui permet encore une fois de générer de la confiance, de l’émulation, de la reconnaissance qui rentre dans le cercle vertueux du développement de l’entreprise.

 

Parcours scolaire

Tout comme les expériences professionnelles, le parcours scolaire est important. En effet, vos collaborateurs ont peut-être fait des études bien éloignées de la profession qu’ils exercent et que ces études peuvent correspondre à d’autres besoins de l’entreprise, ou bien des missions transverses qui seront une reconnaissances pour votre collaborateur et un bienfait pour votre société.

 

Hobbies

S’intéresser aux hobbies, c’est s’intéresser à la personne et permet de créer un climat positif. De plus, vous pouvez avoir les mêmes ce qui permet de créer du respect, une relation autre que chef/subordonnés.

 

Situation familiale, enfants, travail du conjoint

Encore une fois, cela permet de s’intéresser à la personne autrement que sur son utilité dans l’entreprise. Bref vous humanisez vos rapports.

 

Perception de l’entreprise

Je pense que ce point est très important. Vous pourrez ainsi vous faire une idée de l’ambiance de l’entreprise, et si vos collaborateurs ont l’esprit d’entreprise !! Bien sûr, ils ne se livreront peut être pas complètement, mais leurs réactions, leurs langages corporels vous en dira sans doute plus que ce qu’ils exprimeront verbalement. Il est juste important de les mettre à l’aise et que c’est juste dans le but d’améliorer les choses.

 

Ambitions

Encore un point essentiel. Vous savez que la vie de l’entreprise est sans cesse en évolution et les hommes évoluent en même temps. Si vos collaborateurs ont des envies d’évolutions, vous devez le savoir et ainsi vous pourrez juger dans le temps si ils ont les compétences, le tempérament, les capacités nécessaires. Ainsi, vous pourrez peut être leurs proposer des formations, vous même les accompagner et les former. Pour moi, il n’est rien de plus gratifiant pour un manager que de permettre l’évolution de ses collaborateurs. Donner sa chance à quelqu’un et le voir réussir est la plus belle des récompenses. Les chiffres, les projets, passent, mais la reconnaissance humaine reste.

 

Formation interne

En général, toutes les entreprises doivent mener des plans de formations professionnelles pour leurs salariés. Vous devez savoir de quelles formations vos collaborateurs ont bénéficiés. Ainsi, vous pourrez mettre en place de manière cohérente un plan de formation adapté en fonction de leurs besoins.

 

Axes d’améliorations

Vos collaborateurs sont une vraie mine d’informations et d’idées. Mais pour en bénéficier, il faut les solliciter. Demandez leur avis sur les axes d’améliorations du service, de leur poste. Tout le monde en tirera un bénéfice. Vous bien sûr, car vous pourrez aller plus vite, et vous serez plus efficace. Vos collaborateurs qui se sentiront valorisés d’être écoutés et pris au sérieux. Par contre, vous ne devez pas vous contenter de les écouter. Fonction de l’importance de l’information et des idées, vous devez agir en conséquence et montrer que vous avez vraiment pris en considération ce qu’ils vous ont dit, et ne pas simplement les avoir écoutés pour leurs faires plaisir !!

 

Besoin de matériels ou autre

Souvent, dans les services où règnent une certaine routine, si votre prédécesseur était là depuis longtemps par exemple, les demandes les plus simples comme du matériel de remplacement sont souvent mise au rencart, ou bien trainent en longueur pour ne jamais aboutir. Profitez de votre arrivée pour savoir ce qu’il manque à vos collaborateurs et faite en sorte de répondre rapidement à leurs attentes. Ainsi, vous passerez pour quelqu’un de réactif, prenant en considération leurs demandes et vous pourrez établir un cercle de confiance.

 

Comment je fonctionne et ce que j’attends

Je pense qu’il est très important de dire ce que vous attendez de vos collaborateurs et la manière dont vous fonctionnez. Ainsi, pas de surprise, vous jouez cartes sur table et ils ne pourront pas dire qu’ils ne savaient pas. Jouez la transparence est une marque de respect et pour se faire respecter, il faut que vous mettiez en place des règles de communications simples et qui permettent à tout le monde de savoir ce que vous voulez, comment et pourquoi. Ainsi, on ne pourra pas vous prendre à défaut.

 

Qu’attendent-ils d’un manager

Jamais ou presque cette question est posée aux collaborateurs que l’on dirige. Je trouve que c’est une erreur. En effet, on s’interroge beaucoup sur la conduite que l’on doit tenir, comment est-ce que l’on va être perçu etc. Alors bien sûr même si cela ne doit pas conditionner complètement votre attitude, c’est tellement plus simple de demander aux gens avec qui nous travaillons ce qu’ils attendent de nous. Ainsi, vous pourrez adapter votre style de management fonction de chaque collaborateur, et éviter de commettre des erreurs car vous aurez déjà des clés pour manager efficacement telle ou telle personne.

 

Suite à cet entretien, je vous conseille de le retranscrire par écrit, d’en faire un compte rendu d’entretien et d’en remettre un exemplaire à chaque collaborateur. Ajoutez-y une petite analyse avec notamment les axes d’améliorations possibles, les formations à mettre en place etc. Ainsi vos collaborateurs auront le sentiment que vous êtes quelqu’un de sérieux. Faites également une copie pour votre supérieur hiérarchique pour qu’il se rende également compte que vous êtes dans une démarche proactive.

J’espère que cet article vous sera utile et n’hésitez pas à me laisser des commentaires, suggestions et me poser des questions Sourire.

Bon management et à +

Mickael.

Jeunes diplômés : comment réussir sa première prise de poste

 

succés

image de Géralt

Bonjour à tous !

Vous venez juste de décrocher votre diplôme et, sur le papier, vous êtes apte à diriger une équipe, un centre de profit. Lorsque vous avez trouvé votre premier job, voilà ce que je vous conseille pour bien réussir votre prise de poste. La première impression est essentielle lorsque vous êtes présenté pour la première fois à votre équipe. Bien sûr, vous allez sans doute ressentir une certaine appréhension, mais dites vous bien que les personnes en face de vous ressentent la même chose, car tout changement, surtout humain, développe un certain stress chez ceux qui le subissent (sûr qui on va tomber, est-il compétent, est il gentil, j’espère que ca va le faire etc …). Et lorsque vous êtes présenté comme étant un jeune diplômé, je peux vous dire que quel que soit le prestige de votre diplôme, celui ci ne vous protègera pas de votre équipe qui peut se montrer impitoyable si vous n’êtes pas à la hauteur de leurs attentes. Vous devez avoir deux préoccupations principales en tête, car dans les débuts vous serez pris entre deux feux. Le premier concerne votre hiérarchie et votre environnement dans l’entreprise, et vous devez vous poser les bonnes questions et y répondre rapidement et adopter  la bonne attitude. Le deuxième est votre équipe directe.

Hiérarchie et environnement dans l’entreprise :

 

  • Comment fonctionne mon supérieur hiérarchique, quelles sont ses attentes ?
  • Quelle est l’ambiance générale de l’entreprise ?
  • Quelles sont les us et coutumes ?
  • quels sont les codes vestimentaires ?
  • Sur quels collègues, hiérarchiques ou transversaux, je peux m’appuyer, et qui je dois éviter ?
  • Communiquer !
  • Etre souriant, aller vers les autres.
  • Se montrer curieux.
  • Ne pas ignorer les collaborateurs hiérarchiquement en dessous de vous.
  • Montrer son dynamisme.
  • Faire rapidement le point sur les tableaux de bord de son service (réalisé vs objectifs).

Pour plus de compréhension voici un développement de chacun des points.

Supérieur hiérarchique

Il est primordial de savoir comment fonctionne son supérieur hiérarchique. C’est en grande partie de lui dont dépend la suite de votre aventure dans l’entreprise. Alors je ne dit pas qu’il faut être un gentil toutou, loin de là. Mais vous devez vous faire rapidement une idée sur ses compétences, techniques et managériales, ce qui permet de savoir si cette personne sera capable de vous faire progresser. Et surtout pouvoir rapidement anticiper ses demandes, ce qui est souvent apprécié. Et dites vous que ses demandes doivent être une priorité pour montrer que vous êtes quelqu’un de réactif et qu’il n’a pas besoin de vous répéter 50 fois les mêmes choses.

Premier effet : réactivité – deuxième effet : anticipation

Ambiance

C’est important de sentir rapidement l’ambiance de son entreprise. Car même si vous êtes la clé principale pour la réussite de votre intégration, cela dépend également de la manière dont on vous intègre (faut pas exagérer quand même !). Donc si les gens sont souriants, ouverts, que l’ambiance de travail est studieuse mais détendue. Bref que vous vous levez le matin avec la banane en vous disant que vous allez passer une bonne journée, pas de soucis. Par contre, si vous sentez une ambiance maussade, que les gens se font la gueule, et que tout le monde se tire dans les pattes, alors attention, soyez vigilent et accrochez vous si vous restez !

us et coutumes

Concernant les us et coutumes, comment les gens se disent bonjour le matin (poigné de main, bises, salut de loin) si l’usage est le tutoiement ou le vouvoiement. Chaque personne prend elle sa pause de son côté, par hiérarchie ou bien tout collaborateurs mélangés etc. Par rapport à cela, vous pourrez peut être vous distinguer, notamment sur les pauses j’y reviendrais.

code vestimentaire

Adopter le bon code vestimentaire est important surtout au début car vous devez vous fondre dans la masse, et ne vous faire remarquer que par vos talents, et non par une tenue opposée à ce qui se pratique dans l’entreprise.

Sur qui s’appuyer

Un point très important. Sur qui je peux m’appuyer dans l’entreprise et qui je dois fuir. Si vous êtes un winner, un fonceur et que vous avez de l’ambition, je peux vous assurer que vous devez avoir une stratégie dés le début de votre carrière et que vous n’avez pas de temps à perdre. Et dans toute ascension il est essentiel de savoir qui vous permettra de progresser, qui sera de bons conseils. Il faut vous placer auprès de ceux qui ont les faveurs de la direction. Alors attention, il y a quelques subtilités tout de même. Il faut être capable de se faire remarquer sans être pris pour un “lèche cul”, et que vos collègues hiérarchiquement égaux continuent de vous apprécier sans vous mettre de bâton dans les roues. Bon ce dernier point n’est pas essentiel car vous ne pourrez jamais plaire à tout le monde, et vous serez forcément confronté à cette situation, qui par ailleurs ne doit pas vous émouvoir plus que cela. Vous ne devez regarder que votre cible et tant pis pour les jaloux, les frustrés. Donc tendez l’oreille, parlez à tout le monde, sondez l’état d’esprit des gens, leurs compétences, leurs personnalités etc  c’est très important.

Communiquer

Communiquer ! C’est essentiel tout le temps, primordial dés le début. Et surtout avec votre supérieur hiérarchique. Mettez vous à sa place et donnez lui ce que vous même vous aimeriez recevoir!!  En effet, il faut anticiper le fait qu’il n’a pas que votre service à superviser en général, et vous devez être vu comme quelqu’un d’autonome, sur qui il peut compter. De cette manière, bien sûr il sera de son devoir de contrôler votre travail, mais le fait de communiquer instaurera une relation de confiance et vous serez dans une spirale constructive et positive. Donc dites lui ce que vous avez fait, par oral ou par mail, ce que vous comptez faire, ou mettre en place et informez le de l’avancement de vos travaux. Si il vous demande quelque chose de spécifique, dites lui quand c’est fait, de manière à ce qu’il n’est pas à se poser la question si c’est fait ou non. Bref, faite en sorte qu’il est l’esprit tranquille vous concernant. Bien sûr, la communication ne s’arrête pas à votre supérieur, mais également à vos collègues, aux personnes extérieures (clients et fournisseurs), et bien entendu votre équipe, nous le verrons plus loin. N’oubliez jamais que plus vous avez de responsabilités, plus vous êtes observés, critiqués, sans cesse sous les feux des projecteurs, et vous ne devez jamais manquer une occasion de vous distinguer, pourvu que ce soit de manière positive.

Sourire

Surtout ayez le sourire. Il n’y a rien de plus dépriment que de voir quelqu’un faire la tête. Faite un test, adressez vous à une personne en lui faisant votre plus beau sourire, et bien je peux vous assurer qu’elle le recevra avec plaisir et vous le rendra. Elle vous verra de manière positive et quel que soit son état d’esprit du moment, vous aurez toutes les chances d’obtenir ce que vous voulez ou du moins envoyer une image positive de vous.

Curieux

Il faut se montrer curieux. S’intéresser à l’entreprise dans sa globalité, et pas uniquement son service. Et bien sûr à l’ensemble des collaborateurs. Bref montrer que l’on est attentif à autre chose que soi-même.

N’ignorer personne

Pour être bien intégré dans une entreprise, je pense qu’il est primordial de ne pas ignorer jusqu’au plus petit collaborateur. Il n’y a rien de plus détestable à mes yeux que de passer à coté de quelqu’un sans lui dire bonjour ni même le regarder sous prétexte qu’il fait le ménage ou une tâche que vous jugez subalterne. Pour moi, un excellent dirigeant doit être reconnu par l’ensemble des personnes qu’il côtoie, il doit laisser son empreinte dans l’esprit des gens de manière positive, quelque soit son niveau hiérarchique. Il faut qu’il soit perçu comme quelqu’un qui certes gère de manière efficace ses équipes et son centre de profit mais tout en gardant un coté humain et empathique.

Dynamisme

Montrer votre dynamisme. Montrer que vous êtes capable d’être le moteur de votre équipe. C’est vous qui devez donner le rythme. Si vos collaborateurs sentent de l’énergie, du volontarisme, ils vous suivront dans la même dynamique et le même enthousiasme. Le contraire se vérifiera également.

Chiffres clés

Il est très important de faire le tours de tous les chiffres clés dont vous avez la responsabilité. En effet, vous avez une fenêtre de tirs très courte entre votre arrivée dans l’entreprise et le moment où vos supérieurs commenceront à regarder de plus près votre travail, vos premiers résultats etc. On parle de la période des 100 jours. J’y reviendrais lors d’un autre article. Durant cette période, il faut vite analyser les forces et faiblesses de votre service, et hiérarchiser vos priorités entre les actions à court, moyen et long termes. Qu’est ce qui peut-être mis en place rapidement pour améliorer vos résultats, et qu’est ce qui demande un travail plus en profondeur avec des effets visibles sur un plus long terme. N’oubliez pas que vous êtes dans une entreprise, la compétition est partout et vous devez absolument vous distinguer des autres, être meilleur que les autres pour envisager pouvoir évoluer. Ceci en étant efficace, reconnu mais humble à la fois.

 

Votre équipe :

 

  • présentation : rester humble
  • ne dites pas votre âge
  • vous avez des enfants : dites le
  • recevoir très rapidement les membres de l’équipe individuellement
  • passer beaucoup de temps avec eux
  • prendre sa pause avec son équipe
  • mettre en place une réunion hebdomadaire
  • communiquer
  • soyez à l’écoute
  • soyez à l’heure et exemplaire

Maintenant, développons chaque point.

Présentation

Bien souvent avant l’embauche, vous allez être présenté à votre équipe. C’est un moment très important. Même si rien ne se joue définitivement ici, mieux vaut ne pas se louper et donner la meilleure impression pour partir sur de bonnes bases. Tout d’abord, cela peut paraitre évident pour beaucoup mais je vous conseille d’aller vers chacun des membres de l’équipe et de les saluer individuellement. Une bonne poignée de main donne déjà une idée de ce que vous dégagez, de votre personnalité et déjà chacun se sent concerné et considéré dés le premier contact. Ensuite votre présentation doit être succincte. Votre formation, sans vous vanter. C’est la qu’il faut rester le plus humble possible. Si vous avez été major de promo par exemple, inutile de le dire. Cela ne signifiera sans doute rien pour eux mais ils pourraient vous prendre pour un vantard et ce serait un mauvais point pour vous dés le départ. Si vous avez une petite expérience dites le. Et surtout, jouez cartes sur table. C’est votre premier job et l’équipe, si elle ne le sait pas déjà, ne tardera pas à le savoir. Donc dites le leur. Alors sans vous dévaloriser, mais les équipes attendent de leur manager qu’il soit sincère. Vous avez simplement à leur dire que vous avez les connaissances théoriques pour faire le job, que vous pensez avoir les capacités et l’état d’esprit pour pouvoir y arriver, et que vous allez avoir besoin d’eux dans un premier temps pour vous imprégner de l’entreprise, de votre service. Et que vous ferez tout pour leur apporter également votre aide. C’est donnant-donnant. Au moins les choses sont claires et personne ne sera dupé. Si vous vous vendez au delà de vos capacités, sachez que tout nouveau manager se voit passé sur la poêle à frire, histoire de voir comment vous réagissez, et s’ils découvrent que vous avez vendu des qualités que vous n’avez pas encore, c’est fini, le cercle de confiance que vous n’avez même pas encore réussi à tisser est mort né et bonne chance pour la suite…

  Age

Je pense qu’il est inutile de dire son âge. En effet vous aurez sans doute à gérer des personnes plus âgées que vous, il est donc inutile d’afficher direct ce qui est déjà un handicap. Peut être faites vous plus âgé que votre âge réel et cela pourrait être une bonne surprise pour l’équipe de se dire “et bien je le voyais plus vieux, il est plus mature que ce que je pensais”.

Enfants

Peut être êtes vous un jeune parent. Et bien dites le ! Il y a de forte chance pour que vos collaborateurs le soient aussi et cela peut vous donnez l’image de quelqu’un de jeune mais de responsable et ainsi casser votre image de jeune diplômé et vous rendre plus accessible.

Entretien individuel

Ce point est essentiel, primordial. Vous devez recevoir dés votre prise de poste vos collaborateurs individuellement. tout d’abord pour vous car vous devez très vite savoir à qui vous avez à faire, commencez à sonder l’état d’esprit, les compétences etc. Et chacun des membres de votre équipe doit sentir dés le départ que vous êtes prêt à les écouter, que vous vous souciez de ce qu’ils ont à dire, que vous vous intéressez à eux. Profitez en pour commencer à orienter votre stratégie managériale. Je reviendrai plus en détails sur ce point dans un autre article pour vous expliquer comment mener efficacement un entretien individuel.

Passer du temps

Dés la prise de poste, vous devez passer énormément de temps avec votre équipe. elle doit sentir que vous vous intéressez à elle. Cela vous permettra de voir les forces et les faiblesses de chacun, et ainsi pouvoir rapidement mettre en place des plans d’actions pour faire progresser tout le monde. Et de votre côté cela permet également de montrer ce que vous savez faire sur le terrain et acquérir de la légitimité.

Prendre sa pause

Prendre une pause n’est pas une perte de temps. Pourvu qu’on l’utilise à bon escient. Je vous conseille fortement de prendre votre pause en même temps que votre équipe, et avec elle. J’ai vu trop souvent des collègues, lorsque j’étais manager, prendre leur pause seul ou avec des personnes du même niveau hiérarchique. Et j’ai moi-même fait cette erreur au début. Ce moment de détente permet de vous rapprocher de votre équipe, qu’elle vous voit autrement que comme un donneur d’ordres, et qu’elle ne se dise pas : on est pas assez bien pour le chef, il préfère prendre sa pause avec des personnes de son rang, etc. Essayez de faire de ce moment quelque chose de convivial, de détendu. Montrez une facette de vous que l’équipe ne connait pas. Vous pouvez plaisanter, rire, il faut que les gens se disent “bon quand on bosse, on bosse, mais au moins il sait se détendre et il ne met pas de barrière avec nous à la pause”. Et surtout cela permet de faire un point officieux sur la journée, les chiffres de la veille etc. Vous pouvez faire passer des messages qui passeront très bien et votre équipe ne pourra plus se passer de ces moment là. Et surtout vous pouvez vous différencier des autres managers qui en général préfère se retrouver entre eux et délaissent leurs équipes à ce moment là.

Réunion

Encore un point essentiel dés le début de sa prise de poste. Vous devez tout de suite prendre de bonnes habitudes et les réunions hebdomadaires sont cruciales. Notez la dans votre agenda pour toute l’année, même jour, même heure. C’est comme si vous aviez un rendez-vous auquel vous ne pouvez pas déroger. Et une fois que vous vous êtes engagé avec votre équipe, vous ne pouvez pas manquer ce RDV. Une réunion pour quoi faire ? Vos collaborateurs ont absolument besoin de communication, tout comme vous avez besoin que votre supérieur communique avec vous. Cela permet de faire le point sur la semaine passée, et sur celle à venir. Se fixer des objectifs, mettre en place des actions correctives. Bref les sujets ne manquent pas mais je développerai en détail dans un autre article comment mener efficacement une réunion.

Communiquer

Les réunions hebdomadaires ne suffisent pas. Il faut communiquer en permanence avec chacun des membres de l’équipe, que se soit individuellement ou collectivement. Bien sûr pour ce qui concerne directement le service dont ils dépendent, mais également sur l’entreprise en générale. Les projets, les résultats de la société, les hommes etc. Car tout le monde doit tendre vers un seul but, faire que l’entreprise performe!! et pour cela tout le monde doit se sentir concerné par la vie de l’entreprise. Si vous ne les intéressez pas à ce qui ce passe, chacun vivra son petit truc de son côté et vous pourrez faire tous les efforts du monde, vous ne parviendrez pas à ce que votre équipe donne le meilleur d’elle même avec plaisir. Elle se contentera juste de faire son travail dans le meilleur des cas.

Etre à l’écoute

Communiquer, ce n’est pas uniquement donner des informations. C’est un circuit à deux sens. Bien souvent, vos équipes ont les solutions à tous les soucis que vous pourriez rencontrer sur le terrain. Et il serait dommage de s’en priver si vous ne prenez pas le temps de les écouter. Posez leur des questions concrètes, demandez leur avis. Ils vous enrichiront naturellement et se sentiront valorisés car ils font partis intégrante des résultats que vous produirez. Vous réussirez à construire alors un véritable esprit d’équipe.

A l’heure et exemplaire

N’imposez pas aux autres ce que vous ne faites pas vous même ! Si vous ne respectez pas vos engagements, que vous arrivez plus tard que ce que vous annoncez, bref si vous n’êtes pas un exemple pour eux, il vous sera difficile de pouvoir intervenir en cas de dérapage sur les horaires par exemple, ou sur la tenue vestimentaire, ou sur un engagement alors que vous même ne respectez pas les votre. Donc ne donnez pas le bâton pour vous faire battre et soyez vigilant sur ces petits points qui peuvent soit contribués à faire de vous un vrai leader et à être reconnu comme tel, ou bien vous faire perdre toute crédibilité et vous faire échouer.

Voilà, je pense avoir fait le tour des principales recommandations et des pièges à éviter lorsque l’on prend son tout premier poste de manager à la sortie de ses études. J’espère que vous y trouverez votre compte. J’ai moi même expérimenté tous ces points. N’hésitez pas à me laisser des commentaires et me demander des conseils plus spécifiques, ou des demandes de développement, je le ferais avec plaisir !

Bon Management!

@+

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Super-manager…Une super aventure !

chemin vers la réussite

photo de Thierry llansades

Bonjour à tous !

Et voilà, c’est parti. Si on m’avait dit ne serais-ce il y a un an que je serai devant mon écran aujourd’hui pour écrire mon premier article, je n’y aurai sans doute pas cru. Tout simplement parce que je ne me suis jamais posé la question, n’y même envisagé qu’un jour  je créerai un blog parlant de mes expériences de manager (pourtant j’aime bien parler de moi). Mais la vie et ses aléas nous amènent souvent sur des chemins que nous ne soupçonnons pas. Et je ne suis qu’à moitié surpris car ma vie m’a souvent amené sur des sentiers que je n’avais jamais prévu de prendre. Et je pense qu’il en est de même pour vous.  Passé cette petite introduction, je me présente.

Je m’appelle Mickael COLETTE, j’ai 43 ans, j’ai travaillé durant 20 ans dans la grande distribution et en tant que commerçant indépendant. J’ai gravi tous les échelons, de chef de rayon adjoint à directeur de site d’un hypermarché  E.LECLERC et ses activités annexes. Et durant ces 20 ans, j’ai dirigé des équipes modestes de 4 à 10 personnes, jusqu’à me retrouver à la tête de 270 collaborateurs dont 35 agents de maitrise et cadres. Et je peux vous assurer que j’en ai commis des erreurs avant de devenir un bon…non, un excellent manager (j’en profite c’est moi qui écrit et je suis le seul à pouvoir me lancer des fleurs). Pour cela, j’ai sacrifié beaucoup de choses. Mon couple, mes enfants, une grande partie de ma vie sociale, pour je l’espérais toujours être plus performant, avoir toujours plus de responsabilités, d’autres perspectives de carrière…Et  j’ai décidé de dire stop. Stop à tout cela. J’ai décidé de changer de vie. De vraiment réfléchir à ce qui était important pour moi, et par conséquence ce qui serait bon pour les gens qui m’entourent (mes enfants, ma nouvelle compagne…). Je ne veux plus être la tête dans le guidon, ne vivre que pour le travail. Travailler pour vivre !! voilà une belle formule! En voilà une riche idée! Et pourtant si difficile à concevoir et à réaliser pour la plupart d’entre nous. Et bien moi j’ai décidé de le faire.  Mais attention, pas question pour moi d’être oisif et ne penser qu’à moi. Car je peux vivre autrement tout en véhiculant mes expériences, mes connaissances professionnelles et personnelles. Bref, j’ai envie d’aider tous ceux qui rencontrent des difficultés dans leur poste. Soit ponctuelles car le management est sans cesse une remise en question, soit sur le long terme par rapport à des évolutions de carrières. Bref, je veux partager. Et surtout rendre simple ce qui  pourrait vous paraitre insurmontable. Car c’est vrai, c’est difficile de diriger des équipes, obtenir des résultats, être toujours plus performants etc. Mais je peux vous assurer qu’en prenant du recul et en suivant mes conseils, vous pouvez voir votre job sous un autre angle, avec de nouvelles perspectives.

Alors l’objet de ce blog n’est pas de vous encourager à changer de travail ou je ne sais quoi de farfelu. Non, le but de ce blog est de vous aider lorsque vous êtes en difficultés et de vous faire progresser. Et si vous n’êtes pas en difficulté, mais que vous voulez devenir un excellent manager, et bien de faire un bout de chemin ensemble pour vous amener vers l’excellence.  Et je ne vais pas me contenter de vous dire pourquoi vous êtes en difficulté, mais surtout comment dépasser celle-ci! Par ailleurs, je suis vraiment heureux de pouvoir faire ce blog car, même si j’ai beaucoup appris sur le terrain, ou en formation, je suis certain que je vais beaucoup apprendre avec vous, et moi aussi je verrai certainement les choses sous un angle nouveau grâce à vous.  Et comme je suis indéfiniment perfectible, je vais me lancer un défi, dont vous serez les témoins privilégiés. Je sais que certain l’on déjà fait, mais un défi est tellement personnel que je vais reprendre cette idée. j’ai décidé (attention roulement de tambours) de faire un Personal MBA. Mais qu’est ce donc que cela !! Et bien c’est une sélection rigoureuse de livres qui traitent de sujets aussi vastes que le développement personnel, la finance, la stratégie, la comptabilité, le management. Au départ existe le MBA (master of business and administration), cursus développé par de grandes écoles. Josh Kaufman (se référer à son site www.joshkaufman.net) a dénoncé ce système et entreprit de faire une sélection rigoureuse de 99 livres parmi les centaines qui existent et qui reprennent l’ensemble des connaissances développées au sein des MBA. Et il a créé le Personal MBA. Les avantages sont multiples. Un cout réduit (environ 2000 euros pour l’achat des livres, contre environ 100 000 euros pour un MBA classique), une formation à son rythme, et un enrichissement personnel sans commune mesure. Alors le défi sera double pour moi, car 80 % des livres ne sont pas traduits en anglais. Il va falloir que je révise la langue de shakespeare !! Blague à part, je compte bien vous faire profiter de tout ce que je peux apprendre de ces livres, et en effet me perfectionner en anglais par la même occasion.  Et bien sûr je vous en ferai un résumé et vous livrerai mes impressions.

Bon management et @+

Mickael.